Interrogations en ligne des fonds d'archives
 

CH AEF Les archives de la Chancellerie / Das Kanzleiarchiv (Département)

Contexte de plan d'archivage


Type d'instruments de recherche

Cote:CH AEF
Cote plan d'archivage:CH AEF
Titre:Les archives de la Chancellerie / Das Kanzleiarchiv
Niveau:Département

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Histoire administrative / Verwaltungsgeschichte:Fribourg ne fut pas seulement une "commune" affirmant son autonomie face à un suzerain - lointain, d'ailleurs - qui lui avait concédé d'importants privilèges. Très tôt, presque du même coup, la ville développa son caractère d'état souverain, imposant son ordre et sa volonté à des citadins coopérants - bourgeois et habitants - ainsi qu'à des sujets soumis, des paysans des "Anciennes Terres". Fribourg fut à ce titre, comme les autres villes de Suisse - et comme les villes italiennes -, une "seigneurie" (ainsi se nomme-t-elle) faisant peser son autorité sur un "district", futur "canton", dépassant largement les limites ou "termes" d'une simple banlieue.
C'est au XVe siècle qu'on verra se fixer l'ossature d'un système gouvernemental destiné à perdurer jusqu'en 1798 dans ses lignes apparentes. Marqué naturellement par la confusion des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, il n'en respecte pas moins les règles d'une complexité croissante et d'une relative spécialisation. Dans la pratique des affaires, on découvre d'abord l'omniprésence d'un organe collégial, mais centralisateur - le Petit Conseil, fort de vingt-quatre membres, y compris son avoyer -, tout à la fois législateur, juge, administrateur, stratège, tuteur moral et spirituel, assisté, dans l'exercice de ses fonctions, par un Trésorier plus quelques grands officiers, tels que bourgmestre, sautiers, sans parler des Bannerets et Secrets, ces derniers (vingt-huit au total) vite promus à un rôle déterminant bien que plus discret - parce que peu distinct -, contrôlant en fait l'affectation à tous les postes de la magistrature et des offices, tenant par là-même les rênes du pouvoir bien en main.
Face à ce pouvoir monolithique, paternaliste sinon "totalitaire", aux compétences multiples et chevauchantes, les modes d'expression laissés à la volonté populaire ne jouent qu'un rôle modeste et effacé: l'activité législative des autres Conseils, Soixante et Deux Cents, est impossible à séparer nettement de celle du Petit Conseil et des Secrets; quant aux "corporations" de métiers (en fait, le mot n'existe pas à l'époque considérée)-"compagnies", "abbayes", "confréries" -, elles se bornent à une pure fonction d'encadrement, le même cadre pouvant sous-tendre des activités éminemment diverses, militaires, professionnelles, caritatives, dévotionnelles ou de simple réjouissance commune.
Au niveau de la Chancellerie d'Etat - car il y en a une, marquée dès les années 1360 par les noms de secrétaires tels que Nonans, Cudrefin, Calige, puis Gurnel, Techtermann après 1500-, le système en marche se traduit donc par la formation de grandes séries de registres qui demeurent aujourd'hui la source quasiment inépuisable de toute l'histoire politique, administrative, sociale de la République fribourgeoise.
Alors que la première section de nos Archives représente les "produits", avant tout, de cette activité gouvernementale, tels qu'ils tendaient à rendre manifestes aux yeux des administrés et des sujets sa volonté explicitée sous la forme de l'écrit définitif - d'où les "chartes " -, la deuxième représente: 1° l'enregistrement, jour par jour, des décisions discutées, élaborées puis arrêtées, des différents pouvoirs dans leur exercice; 2° la mémorisation, l'inventaire, des différents éléments matériels ou humains qui soutiennent leur action: fortune, patrimoine, recettes, dépenses, effectifs, participants, ayants-droit, législation, coutumes, etc.
Verwaltungsgeschichte / Histoire administrative:Freiburg sicherte sich seine Selbständigkeit nicht nur gegenüber den fernen Landesherren, die ja wichtige Freiheiten verliehen hatten, sondern setzte sich auch gegenüber den Bürgern und Einwohnern der Stadt und den meist bäuerlichen Untertanen in der Alten Landschaft durch. Wie andere Städte der Schweiz oder Italiens entwickelte sich die Stadt Freiburg zu einer Herrschaft, deren Geltungsbereich sich über die städtische Bannmeile hinaus auf immer grössere Gebiete bis zu den Grenzen des heutigen Kantons erweiterte.
Im 15. Jahrhundert entstand die Grundstruktur des obrigkeitlichen Systems, wie es bis 1798 fortdauern sollte. Trotz der damals üblichen Überschneidung der ausführenden, gesetzgebenden und richterlichen Gewalt ist eine zunehmende Spezialisierung und Reglementierung der obrigkeitlichen Aufgaben festzustellen. Im praktischen Geschäftsgang findet sich allgegenwärtig der Kleine Rat mit dem Schultheissen und den 23 Räten als Zentralgewalt. In ihr waren Gesetzgebung, Richteramt, Verwaltung, Kriegsführung, moralische und geistige Vormundschaft über das Volk usw. vereint. Daneben übernahmen jedoch die 28 Mitglieder des Heimlichen Rates bald eine diskrete Schlüsselrolle, da ihr Aufgabenkreis nicht genau umschrieben war, und übten durch ihre Mitbestimmung beim Besetzen von Ämtern und Magistratenstellen eine starke Kontrolle über den Staatsapparat aus. Zur Amtsführung standen der Obrigkeit höhere Amtsträger wie Seckelmeister, Bürgermeister, Venner oder Ausführungsorgane wie die Weibel bei.
Neben dieser blockmässigen, patriarchalischen und fast alles erfassenden Machtkonzentration des Kleinen und des Heimlichen Rates in allen nur möglichen und ineinander verstrickten Bereichen konnten sich der Volkswille oder die gesetzgebende Gewalt der Räte der 60 und der 200 kaum verselbständigen und wirken. Dies trifft auch für die Berufsverbände, die Zünfte, zu. Ihre Rolle findet sich auf ihr eigentliches Gebiet, die Berufsausübung, beschränkt. Unterordnete Tätigkeiten waren dazu der militärische Einsatz, die Fürsorge, die Pflege der Religionsausübung und die oft fröhliche Freizeitgestaltung. Darauf weisen auch die Bezeichnungen «Bruderschaft», «Reisegesellschaft» oder «abbaye» für die Zunft hin.
Die obrigkeitliche Tätigkeit wurde von der Kanzlei schriftlich in Amtsbuchreihen gefasst. Diesen bis heute unerschöpflichen Quellen zu Freiburgs politischer, Verwaltungs- und Sozialgeschichte drückten die seit der Mitte des 14. Jahrhunderts bekannten Stadtschreiber - die bekanntesten sind Nonans, Cudrefin, Calige im 15. Jahrhundert, Gurnel und Techtermann im 16. Jahrhundert - ihren Stempel auf.
Die Regierungs- und Amtstätigkeit hinterliessen im Staatsarchiv nicht nur Urkunden als sichtbare Rechtstitel, die zur Verwaltung der Untertanen dienten - vgl. Kapitel 1 -, sondern auch das schriftliche Festhalten der von der Obrigkeit Tag für Tag gefällten Entscheide. Dazu kommt die inventarmässige Aufzeichnung der verschiedenen, materiellen und geistigen Unterlagen (Vermögenslage, Einnahmen und Ausgaben, Bestand, Teilnehmer und Betroffene, Gesetzgebung, Weistümer usw.), die zum obrigkeitlichen Entschluss führten oder sich daraus ergaben.
 

Descripteurs

Entrées:  Chancellerie (Matières\C)
 

Fichiers

Fichiers:
  • tableau_fonds_chancellerie.pdf
  • uebersicht_ueber_bestaende_kanzleiarchivs.pdf
 

Utilisation

Autorisation nécessaire:Aucune
Consultabilité physique:Sans restriction
Accessibilité:Publique
 

URL pour cette unité de description

URL: http://www2.fr.ch/aef_query/detail.aspx?ID=61
 

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