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Etienne Philot 1606-1617

PortraitAvec la reprise de l’atelier en 1606 par Etienne Philot, l’imprimerie fribourgeoise connaît un tournant. Gemperlin et Maess avaient publié des ouvrages de facture soignée, des oeuvres d’humanistes comme le Lucernois Renward Cysat (1545-1614), comme Guillimann, Werro et Canisius. Etienne Philot, pour sa part, et contrairement à ses prédécesseurs, connaîtra un certain succès commercial en produisant des manuels scolaires, des éditions de classiques grecs et latins à l’usage des élèves des collèges jésuites, et des livres de piété d’usage courant.
D’origine fribourgeoise, peut-être d’Orsonnens, Etienne Philot est nommé maître monnayeur en juin 1596, à l’entière satisfaction des autorités de Fribourg. Elu membre du Conseil des Deux-Cents en 1600, reçu bourgeois de Fribourg l’année suivante, il reprend de Guillaume Maess l’imprimerie, au début de 1606. Philot, qui a déplacé l’atelier typographique au haut du Stalden, introduit quelques nouveautés : la technique de la taille-douce, avec laquelle il réalise l’impression du plan de Martin Martini (1606), et l’acquisition d’un jeu de caractères grecs. Philot meurt sans héritiers au début du mois de décembre 1617, et après les vaines tentatives de son disciple Darbellay de poursuivre les activités de l’officine (1618-1620) l’imprimerie fribourgeoise cessera d’exister pendant quinze longues années.

Pages de titres des
principaux imprimés
de E. Philot








 
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