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Jean-Jacques Quentz 1677-1711

PortraitAvec l’activité typographique de Jean-Jacques Quentz (1677-1711) s’achève l’ère des pionniers de l’imprimerie fribourgeoise, inaugurée et longtemps influencée par Abraham Gemperlin. Suite aux difficultés de David Irrbisch avec le gouvernement (1676), Quentz, d’origine inconnue, avait repris l’atelier typographique de Fribourg, mais on ignore le début exact de ses activités : un des premiers imprimés issu de ses presses, le premier livre fribourgeois de format in-folio, la Theologia polemica du jésuite Adam Burghaber, porte la date de 1678, année où Quentz publie également le premier calendrier fribourgeois de langue française. En 1694, il ouvre une librairie à proximité immédiate de la cathédrale de Fribourg, en menant de front son activité typographique qui consiste essentiellement en une production de livres de prière, de petits ouvrages pieux et des livres scolaires destinés. Comme ses prédécesseurs immédiats, Quentz travaille de concours avec les jésuites et vise avant tout à satisfaire les besoins plutôt restreints du public local. Durant la première décennie du XVIIIe siècle, l’activité de Quentz semble diminuer d’intensité. Dans le courant de l’été 1709, les autorités fribourgeoises décident d’acheter du matériel neuf, la plupart des matrices étant en usage depuis plus d’un siècle : le 8 août 1710, les nouveaux caractères fournis par le fondeur bâlois Rudolf Genath le jeune sont livrés, mais il touchera au collaborateur et successeur de Quentz, son beau-fils Innocent-Théodoric Hautt, d’en tirer le meilleur parti, puisque, atteint dans sa santé, Jean-Jacques Quentz se retire du métier.

Pages de titres des
principaux imprimés
de J.-J. Quentz








 
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