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DOCUMENTAIRES

Carré 35

Carré 35
De Eric Caravaca, 2017,67’, VFe
Les Rex Fribourg 22.04.18 – 18:30

"Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est là qu’est enterrée ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette sœur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes."
A la manière d'un historien doublé d'un sociologue, Eric Caravaca mêle la grande et la petite histoire - l'indépendance du Maroc, le départ du pays, la vie d'un couple - et, à la manière d'un documentariste, il interroge ses parents, retrouve des images d'époque et tente de percer ce mystère familial noué autour d'une enfant dont personne ne parle.
Carré 35 est un film d'une grande intelligence, Caravaca assumant le principe de l'enquête (suspense, révélation...) pour mieux surprendre et bouleverser. C'est un cheminement aussi intime qu'artistique, mais à ce point généreux qu'il est impossible de se sentir exclu. La psychanalyse (sauvage) à laquelle se livre Caravaca pourrait prêter à sourire mais non, finalement, tant la douleur chez lui est intense et le désir de résilience, immense. Un documentaire singulier. (L‘ Express).

Bande-Annonce

West of the
Jordan River


West of the Jordan River (A l’Ouest du Jourdain)
De Amos Gitai, 2017, 84’, VOf
Les Rex Fribourg 06.05.18 – 18:30

Amos Gitai retourne dans les territoires occupés pour la première fois depuis son film documentaire JOURNAL DE CAMPAGNE (1982). Gitai circule en Cisjordanie, où il est témoin des efforts des citoyens israéliens et palestiniens pour tenter de dépasser les conséquences d’une occupation qui dure depuis cinquante ans.
Son nouveau documentaire, A l'Ouest du Jourdain, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, salue ceux que Gitai appelle « les héritiers de Rabin » : les individus, civils mais aussi militaires, personnalités ou anonymes qui, en Israël, n'ont pas renoncé à la réconciliation avec les Palestiniens, alors même que la politique d'extrême droite du gouvernement Netanyahou ne cesse de la rendre chaque jour de plus en plus illusoire…A rebours des expériences formelles souvent audacieuses (et ces dernières années, hélas, trop théoriques) de ses fictions, Gitai privilégie ici un dispositif d'ordre journalistique : le reportage sur le vif, complété par des interviews où le cinéaste est souvent présent à l'image. Les différentes étapes du voyage de Gitai en Cisjordanie sont reliées par les mêmes notes mélancoliques à la clarinette, en un leitmotiv entêtant. Le film n'est pas aussi percutant que Journal de campagne, déjà tourné dans les territoires occupés il y a trente-cinq ans. Il n'en est pas moins précieux par son point de vue sur la situation israélienne... (Télérama)

Bande-Annonce

 
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