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En
hiver, c’est la Saint-Nicolas, patron de la ville, du canton et de la
cathédrale, que petits et grands honorent le 6 décembre. C’est également
le Jeu des Rois, après Noël, que l’on redécouvre depuis peu, grâce
à la Confrérie des Tireurs de Saint-Sébastien, à l’occasion de son
cinquième centenaire (1493-1993). A la veille du carême, les jours gras
du carnaval (cortèges, bals, feuilles satiriques...) attirent les
« dzosets » (sobriquet que l’on donne aux Fribourgeois,
provenant du prénom Joseph, alors en vogue dans le canton), en quête de
réjouissances. Condamné et brûlé, le « rababou » emportera
avec lui tous les maux de la cité et ce, jusqu’à l’année suivante
(février).
Au
printemps, la Fête-Dieu rapproche, le temps d’une importante célébration
eucharistique et d’une procession, les autorités civiles et
religieuses, ainsi que les habitants de la cité. Remontant au Moyen Age,
cette solennité rappelle les liens privilégiés unissant Fribourg au
monde catholique.
Après
la fête nationale du 1er Août où drapeaux et lampions parent
nos villes et villages, la Bénichon nous entraîne allègrement vers
l’automne (septembre/octobre). Cette fête ancienne, dont le nom dérive
de « bénédiction » et qui commémorait la dédicace de l’église
paroissiale, marque la fin des grands travaux agricoles. C’est le moment
privilégié au cours duquel la ville et la campagne se retrouvent pour
fraterniser autour d’un fameux repas, avant le retour de l’hiver.
Capitale d’un petit
pays influencé par les cultures latine et germanique, ville au patrimoine
prestigieux, Fribourg, à l’approche du 850e anniversaire de
sa fondation, se doit d’être plus que jamais une cité accueillante,
ouverte sur l’Europe et sur le monde.
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